… quand l’inconnu devient plus réel que le présent !
🪞 Et après ?
On le sent.
Quelque chose doit changer.
Pas forcément tout.
Mais au moins déplacer un point d’équilibre,
presque imperceptible.
C’est là.
En arrière-plan.
Comme un bruit sourd
qu’on n’entend pas vraiment,
mais qui empêche le silence.
Et pourtant…
il ne bouge pas.
Pas par manque d’envie.
Pas par refus.
Plutôt comme devant une porte entrouverte
dans un endroit familier :
on voit qu’il y a autre chose derrière,
mais pas assez pour savoir
si l’on doit entrer
ou refermer.
Ce qu’on connaît
ne correspond plus vraiment.
Les gestes se répètent,
mais sonnent creux,
comme des phrases apprises
dans une langue qu’on comprend encore
sans vraiment la parler.
Mais ce qu’on ne connaît pas…
n’a pas de forme.
Pas de contour.
Rien à quoi se raccrocher.
Alors on reste.
Un pas en arrière du présent,
un pas avant quelque chose
qui n’existe pas encore.
Entre deux.
Ni vraiment là,
ni vraiment ailleurs.
Comme suspendu,
oui —
mais surtout retenu
par l’absence de suite.
🧠 Décryptage – La peur de l’inconnu derrière le changement
La peur du changement est souvent associée à la peur de perdre.
Des repères, une stabilité, ce qui est familier.
Mais il y a autre chose.
👉 Quitter un inconfort connu
👉 Pour un inconnu incertain
Et cet inconnu prend parfois plus de place que le présent lui-même.
Il devient plus “réel” dans l’imaginaire
que ce qui est déjà vécu au quotidien.
Non pas parce qu’il est dangereux.
Mais parce qu’il est impossible à prévoir.
Ce n’est pas irrationnel.
C’est profondément humain.
Le cerveau cherche à sécuriser.
À anticiper.
À comprendre.
Et face à ce qu’il ne peut pas maîtriser,
il ralentit.
🔄 Rester entre deux : une zone de passage
Dans cette phase, il n’y a pas forcément de mouvement visible.
Pas de décision tranchée.
Pas de changement concret.
Mais intérieurement, quelque chose est déjà en train de se déplacer.
Rester entre deux,
ce n’est pas rester immobile.
C’est habiter un espace de transition.
Un endroit où :
• l’ancien n’est plus totalement ajusté
• le nouveau n’est pas encore accessible
• l’incertitude est présente
• et la peur aussi
Ce n’est pas un blocage.
C’est un passage.
🌱 Ouverture – Et si ne pas bouger faisait partie du mouvement
Ce moment peut donner l’impression de stagner :
Tourner en rond.
Ne pas avancer.
Mais peut-être que quelque chose d’essentiel se joue ici.
Et si rester entre deux
était déjà une manière de changer…
même sans bouger ?
Un temps d’intégration.
D’ajustement.
De préparation silencieuse.
Avant que le mouvement ne devienne possible.
🌿 Un espace pour apprivoiser la peur
Peut-être que ces mots viennent éclairer cet endroit particulier.
Celui où l’on sent qu’un changement est nécessaire…
mais où l’on ne sait pas encore comment s’y engager.
Il n’y a rien à forcer.
Apprivoiser la peur ne consiste pas à la faire disparaître.
Mais à apprendre à rester avec elle, sans qu’elle décide à votre place.
À la reconnaître.
À l’écouter.
Sans forcément lui obéir.
Et si quelque chose résonne pour vous,
vous pouvez prendre un moment avec cela.
Observer ce qui est là.
Sans chercher à accélérer.
Et si l’élan est là, vous pouvez aussi partager votre expérience,
en commentaire ou en message privé.
Parce que mettre des mots sur ce que l’on traverse
peut aussi donner de la force à d’autres
qui vivent peut-être la même chose, au même moment.

